Une rédaction de trois personnes, un principe de fonctionnement simple : personne ne publie un article sur une tradition qu’il n’a pas lue dans ses sources. Cela nous ralentit et nous convient.
Alma Toussaint, rédactrice en chef
Alma a étudié l’histoire des religions, puis passé dix ans en presse magazine, où elle a appris à écrire clairement sur des sujets qui ne le sont pas. Un séjour prolongé aux Antilles a décidé du reste : elle y a constaté que presque tout ce qu’elle avait lu sur le vodou en français était soit faux, soit condescendant.
Elle définit la ligne éditoriale, écrit la majorité des articles de fond et relit systématiquement ceux qu’elle ne signe pas. C’est aussi elle qui tranche quand une pratique est trop mal documentée pour qu’on en parle : dans ce cas, nous ne publions pas.
Un correspondant en histoire des idées
Les articles qui touchent à l’ésotérisme européen, à l’alchimie et à l’occultisme du dix-neuvième siècle sont préparés avec un collaborateur régulier, docteur en histoire moderne, qui préfère ne pas être nommé pour ne pas mêler ses travaux universitaires à une publication grand public. Son rôle est concret : vérifier les dates, les filiations et les attributions de textes, domaine où les manuels de vulgarisation accumulent les erreurs recopiées.
C’est grâce à ce travail que nous pouvons écrire, par exemple, que le lien entre les arcanes du tarot et l’alphabet hébreu date de la fin du dix-huitième siècle et non de l’Antiquité.
Une relectrice, et pourquoi elle compte
Un troisième regard relit chaque texte avant publication, avec une consigne unique : signaler tout passage qui pourrait se lire comme une promesse. Sur nos sujets, une phrase mal tournée suffit à transformer une explication en argument de vente, et c’est le principal risque de notre travail.
Elle vérifie aussi que le vocabulaire reste respectueux des religions décrites. Les mots comptent : on ne parle pas de « superstition » pour un culte structuré, ni de « sorcier » pour un prêtre.
Comment nous travaillons
Un sujet part d’une question réelle, souvent posée par un lecteur. Nous cherchons ensuite les sources de première main disponibles, travaux d’ethnographie et d’histoire de préférence, et nous notons ce que nous ne trouvons pas. Ce qui manque figure dans l’article : « les sources divergent », « ce point n’est pas documenté » sont des phrases utiles, pas des aveux de faiblesse.
Nous n’acceptons aucun article fourni par un tiers, aucun contenu sponsorisé présenté comme éditorial, et nous ne recommandons pas de praticien. Cette page ne cherche pas à vous rassurer sur nos compétences : elle vous dit comment nous procédons, pour que vous puissiez juger.
Nous écrire
Les corrections, les objections argumentées et les propositions de sujets sont les bienvenues, et traitées en priorité. Le formulaire se trouve sur la page Contact.